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Elie Lescot, un mulâtre et membre de
la classe aisée d'Haiti, naquit à Saint Louis du
Nord le 9 décembre 1883. Succédant à son ami Sténio
Vincent, il dirigea le pays avec une main de fer en réduisant
au silence tous ceux qui osaient s'opposer à ses
actions. Les lois martiales, les attaques répétées
contre la presse semblaient être les réponses
automatisées aux revendications et interpellations.
Le népotisme fut également une marque de son
gouvernement. Il ferma les yeux sur les actions
corruptrices de ses deux fils, son ministre des
affaires étrangères Gérard Lescot et le lieutenant
Roger Lescot. Il ne fut pas lui-même immune des la
corruption. Alors que sa famille s'enrichissait, le
paysan haitien s'enforçait dans la misère.
A la fin de l'année 1945, il devint si impopulaire,
perdant même la confiance et le support de sa classe,
et, affrontant une revendication populaire sans précédent,
il se laissa convaincre par l'armée de démissionner
du pouvoir et de prendre le chemin de l'exil. Revenu
en Haiti à la fin de sa vie, il vécut dans sa résidence
de Laboule où il rendit l'âme le 20 octobre 1974
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